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vendredi, 15 février 2013

Une conférence sur Jean Guiraud présentée samedi à Carcassonne par la Société d'études Scientifiques de l'Aude

Jean Guiraud en 1895.jpg
Jean Guiraud
(1866-1953)
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Dans le cadre de la séance mensuelle de la
 Société d'études scientifiques de l'Aude
 deux conférences auront lieu à partir de 14h30
samedi 16 février
à l'Auditorium de la chapelle des Jésuites.
Charles Peytavie Carcassonne 2012.jpg
Charles Peytavie
Photo: Chroniques de Carcassonne
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Charles Peytavie  présentera:
"De Quillan à Carcassonne, les pays d’Aude de
Jean Guiraud
"
(1866-1953).
A propos de l’édition récente de ses souvenirs de jeunesse

Polémiste et militant chrétien, rédacteur en chef laïc du Journal La Croix entre 1917 et 1939, Jean Guiraud (1866-1953) est également connu pour son travail d’historien, spécialiste de l’histoire de l’Eglise. A ce titre, il a notamment travaillé sur l’histoire de l’ordre dominicain, celle du monastère de Prouille (près de Fanjeaux) ou encore celle du catharisme ou de l’Inquisition.
En août 1944, dans un contexte de profonde crise personnelle, il commence la rédaction de ses souvenirs de jeunesse depuis sa prime enfance à Quillan, sa ville natale, puis à Campagne et dans la Haute vallée de l’Aude, ou encore du côté du Lauragais et du Cabardès, entre les villages de Cenne, Villemagne et Montolieu. Viennent ensuite, entre 1876 et 1883, les années du lycée à Carcassonne sur lesquelles Guiraud, militant de l’enseignement catholique, jette un regard sévère mais aussi particulièrement vivant.
L’historien et le journaliste ne sont jamais loin du mémorialiste. L’intérêt de ces mémoires, publiées aujourd’hui grâce à son petit-fils Didier Ozanam par l’historienne Brigitte Watché, est de nous montrer d’abord le profond attachement de Jean Guiraud aux pays d’Aude. On y découvre bien sûr la nostalgie des lieux de son enfance (Quillan, Campagne, Cenne, Carcassonne), l’envie de faire partager son enthousiasme pour l’histoire de ces châteaux du Razès et des Corbières à l’origine de sa vocation historienne mais aussi un art consommé du portrait qui nous fait revivre aussi bien quelques grandes figures de la préfecture audoise de jadis comme Pierre Foncin, Achille Mir, l’archiviste Jules Doinel ou ses camarades, devenus célèbres ou non, du lycée de Carcassonne entre 1876 et 1883.
Au détour de nombreuses anecdotes, Guiraud, toujours marqué par son parcours personnel d’intellectuel engagé pour la cause du Christ, nous fait revivre quelques pans de la vie quotidiennes des audois et des Carcassonnais autour des années 1870-1880. On y découvre un précieux témoignage sur l’itinéraire peu banal d’un enfant des pays d’Aude, symbole du rôle d’ascenseur social joué par l’école de la République, devenu singulièrement un militant catholique convaincu et un propagandiste de la défense de l’enseignement catholique.
A lire : Jean Guiraud, " Souvenirs de jeunesse"
Avant-propos de Didier Ozanam.
Edités par Brigitte Waché. Editions de l’Université de Savoie, 2012
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La deuxiéme conférence sera présentée par
Claude-Marie Robion
 :
 
"L’Eglise contre la danse, au XVIIe siècle. Deux exemples languedociens"

Dans le contexte de la Réforme catholique, l’Eglise du XVIIème siècle relance la lutte contre les festivités populaires et en particulier contre la danse, si prisée par les ruraux. Les condamnations se multiplient alors dans les textes normatifs et seront réitérées de façon plus ou moins véhémente jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
Deux exemples languedociens permettent ainsi d’illustrer de façon significative ce long combat toujours recommencé. Parmi les évêques, certains prélats sont particulièrement attachés à l’interdiction de ces pratiques festives au nom de la morale chrétienne et de l’ordre public.
C’est notamment le cas de Nicolas Pavillon, évêque d’Alet, et de François-Etienne de Caulet, évêque de Pamiers, d’inspiration janséniste, qui poursuivent sans relâche et punissent sévèrement danseurs et musiciens, confondus dans une même réprobation.

Par ailleurs, le clergé multiplie les ouvrages dénonçant la danse, perçue comme un théâtre mondain de débauche, d’immodestie, d’irrévérence et d’impiété. Dans une paroisse reculée des hautes Corbières (Soulatgé), l’abbé Tailhant, modeste curé de campagne, entreprend ainsi à la fin du siècle de rédiger un petit traité sur la question qui connaitra un certain succès de librairie et demeure représentatif des difficultés du clergé paroissial à policer une société villageoise attachée à ses traditions.
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sesa logo.jpg
Samedi 16 février à partir de 14h30
Auditorium-Chapelle des Jésuites
Rue des Etudes à
Carcassonne
Renseignements:
04.68.47.10.67

Entrée libre et gratuite

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www.sesa-aude.com

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