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jeudi, 04 février 2016

Sur le square Gambetta, "le devoir de mémoire" n'est pas oublié

La terre ramenée du camp de Sachsenhausen,
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Carcassonne DM 2.jpg
par un groupe de collégiens audois a été placée dans une urne scellée,
Carcassonne DM 3.jpg
hier, au pied du Monument de la Résistance et de la Déportation, situé sur le
square Gambetta à Carcassonne.
Carcassonne DM6.jpg
Cet hommage a été rendu conjointement par André Viola, Président du Conseil départemental de l’Aude, Gérard Larrat, Maire de Carcassonne et
Audrey Baconnais-Rosez, sous-Préfète représentant le Préfet de l'Aude.
Carcassonne DM5.jpg
La cérémonie s'est déroulée avec la participation active des élèves de 3e du collège Victor Hugo de Narbonne, des lycéens du lycée Paul-Sabatier de Carcassonne, Michel Claverie, Président du Comité international de Sachsenhausen,
Carcassonne DM 4.jpg
ainsi que des porte-drapeaux et de nombreuses personnes présentes,
officiels comme anonymes
.

Photos: Julien Roche / Ville de Carcassonne
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http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/04/2270136-touche...

Commentaires

Un précédente urne avait été scellée en 1948 au pied du monument à la résistance à Gambetta. Elle contenait de la terre provenant du camp de Buchenwald. Lors de la destruction du square Gambetta en 2003 afin d'y réaliser le parking souterrain, elle avait disparu. Les agents communaux n'ont sûrement pas su l'importance qu'elle avait.
Ce n'est qu'en 2013 que j'avais saisi la ville sur la disparition de cet objet. Des recherches avaient été effectuées sans succès. Un article était paru dans la presse, comme un reportage sur France 3 régional.
En juin 2015, Tamara Rivel et le président Viola ont décidé d'en refaire une avec de la terre qui serait rapportée par les enfants des collèges du département en voyage en Allemagne.
J'ai été sollicité pour fournir des photographies prouvant l'existence de l'urne précédente et à ce à quoi elle ressemblait.
Le maire Gérard Larrat a accepté à la demande du Conseil général d'autoriser la nouvelle urne et s'est prêté avec ouverte à cette cérémonie oeucuménique du souvenir.
J'ai moi-même été invité mais je n'ai pas pu m'y rendre.
Je trouve dommage que l'on ne raconte pas l'histoire de cette urne. Un petit mot pour celui qui l'avait signalé comme disparue, n'aurait pas fait de mal aux uns et aux autres.
Il faut croire que j'en n'ai pas le mérite d'exister, sauf pour la gloire de certains
Martial Andrieu

Écrit par : Martial Andrieu | vendredi, 05 février 2016

Merci Martial pour ces précisions et d'avoir attiré l'attention ( fait indéniable) sur cette malheureuse disparition.
Le jour de la cérémonie, j'ai rencontré, ainsi que d'autres personnes sur le square, une dame (très modeste) qui m'a demandé si tu étais présent. Elle nous a raconté t'avoir à l'origine informé de cette disparition lors d'une de tes visites à Carcassonne et que grâce à "tes réseaux" tu avais pu alerter les pouvoirs publics. Sois-en une nouvelle fois remercié. Je pense que le motif de cette manifestation exige une très grande humilité et qu'il n'y a absolument aucune "gloire" à en tirer.

Écrit par : Alain | vendredi, 05 février 2016

J'ai effectivement été alerté par une personne, que j'ai essayé de retrouver par la suite sans succès car il fallait la preuve écrite de ce qu'elle avançait. Ce que je n'ai pas pas pu obtenir sinon des photos prouvant l'existence de l'urne. Il faudrait consulter les registres des délibérations du Conseil municipal depuis 1948.
Il n'en demeure pas moins que, comme à l'accoutumée, c'est toujours le même qui prend les coups en se mettant en avant pour défendre une cause, si noble soit elle.
Question humilité, je n'ai pas de conseil à recevoir - je ne parle pas pour toi - de ceux qui ne font rien à carcassonne sinon à passer leur temps à critiquer ceux qui ont le courage de leurs convictions et de les mettre en avant pour défendre une juste cause.
J'en paie souvent le prix mais je suis fais ainsi.

Écrit par : Martial Andrieu | vendredi, 05 février 2016

Enfin, j'ajoute quand même que ce n'était pas à moi mais aux anciens combattants à se manifester pour dénoncer cette disparition.

Écrit par : Martial Andrieu | vendredi, 05 février 2016

Et le devoir de mémoire! en plus, combien reste t-il d'Anciens combattants, et dans quel état. Bravo quand même, à ceux qui font des efforts.

Écrit par : J-C Séguier | dimanche, 07 février 2016

Merci à tous ceux qui contribuent au devoir de mémoire et notamment à ceux qui permettent d'éviter que les traces n'en soient effacées.
Peut-être que l'histoire du camp de Sachsenhausen figure dans d'autres articles de la presse régionale que celui dont le lien nous est aimablement communiqué par Alain ?
Je pense toutefois utile de la rappeler en reproduisant ci-après la présentation par Wikipédia de ce camps de concentration où ont notamment séjourné le résistant Robert Bernadac, chef de Radio Paris et les hommes politiques Paul Reynaud, ancien Président du Conseil qui céda son fauteuil au Maréchal Pétain et Georges Mandel, plusieurs fois ministre, qui fût assassiné par un milicien dans la forêt de Fontainebleau.
"Oranienburg-Sachsenhausen (en allemand Konzentrationslager Sachsenhausen, KZ Sachsenhausen ou encore KL Sachsenhausen), est un camp de concentration nazi implanté en 1936 à Oranienburg, ville située à 30 km au nord de Berlin.

Il a plusieurs objectifs : être un camp modèle, dont même l'architecture doit montrer la suprématie de l'idéologie nazie ; former les futurs chefs de camp (Rudolf Höss y fera ses classes avant de prendre la tête du complexe d'Auschwitz) ainsi que les SS responsables des camps de concentration (SS Totenkopf) ; accueillir le siège de l'Inspection des camps de concentration (I.K.L.).

À son apogée, le complexe de Sachsenhausen compte près d'une centaine de camps extérieurs et de Kommandos. Il est libéré par l'Armée rouge en avril 1945. De 1936 à 1945, on estime que 200 000 personnes y ont été internées et que 84 000 y sont mortes. En août 1941, un massacre de masse y a eu lieu avec l'exécution de plus de 13 000 soldats soviétiques, prisonniers de guerre.

Il est aujourd'hui aménagé en un musée-mémorial, avec 10 espaces d'expositions permanentes qui présentent chacune un aspect majeur de l'histoire du camp.
Bonne lecture !
JD

Écrit par : Jacques Devèze | samedi, 20 février 2016

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